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:: Le Blog de Mr. Koolodo ::

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Si nos chefs savaient que les portes qui s’ouvrent devant eux avec déférence se ferment aussi vite quand ils deviennent des pestiférés, ils feraient du vrai respect de l’Etat de droit un objectif primordial de leur mandat. Un dirigeant peut échouer dans tous les aspects de son mandat, mais pas sur le seul qui ne relève que de sa bonne foi : le respect des lois.

Si on leur avait expliqué que d’autres avant eux jouissaient des privilèges exorbitants de leur fonction et qu’un matin, comme un rat, un avion est venu les attendre au bout de la piste de Maïs Gâté, nos chefs seraient moins fiers de jouer aux gros bras. La gloire est éphémère. Le bruit et la fureur n’aident pas à construire une réputation qui dure.

Ah! si nos chefs savaient que les pays qui leur déroulent le tapis rouge, les dirigeants qui les invitent à leurs tables, seront les premiers à ne pas se souvenir de leur nom, ils resteraient bien tranquilles dans leur bureau à faire le travail qui leur revient: sortir ce pays de l’abîme.

Si nos chefs n’avaient pas la mémoire courte et ne se laissaient pas enivrer par les effluves du pouvoir, par le roulement de la grosse caisse à chaque fois que la fanfare entame l’hymne, ils sauraient que des dizaines d’exaltés sont prêts à devenir martyrs pour, en échange de quelques heures de gloire, voir le chef en eux devenir un monstre.

Les rires complices se transforment si vite en menaçants grincements de dents. Que c’est stupéfiant! Les photos de famille des équipes qui s’installent se métamorphosent en avis de recherches, quand on se met à ne pas respecter les droits de l’homme. Un simple juge, n’importe où dans le monde, peut mettre fin à la superbe d’une présidence.

René Préval, car en la matière il faut bien lui rendre hommage, fut le seul de nos présidents à résister à toutes les tentations d’autoritarisme. Bien lui en prit. Nous n’avons pas assez apprécié son apport à la cause de l’avancement de la démocratie et jeté, avec l’eau de son bain, bien de ses manières qui illumineraient l’action des autres.

Un président ne menace pas. N’injure pas. Ne fait ni ne recommande, ni ne laisse entreprendre des représailles. Un président est mesure et pondération. Force et sagesse. Un président se doit de voir plus loin que sa satisfaction immédiate. Un président doit savoir s’entourer. Un président mérite le respect et chaque jour se le procure. Un président a tant de pouvoirs et de responsabilités qu’il se doit d’en user à bon escient. Un président doit savoir éviter les pièges, les embuscades comme les petites provocations.

Le processus inauguré le 7 février 1986, mais enclenché depuis des lustres, a ses défauts. Mais que personne ne se méprenne! Le peuple, les amis d’Haïti et le monde entier ne laisseront pas s’installer, par mégarde ou pour complaire à l’élu du moment, une régression.

Tous ceux qui s’y sont essayés ces dernières années ont fini dans la fange. Il y a trop de responsables qui tiennent à leur visa et à leur petit voyage d’agrément pour que cela finisse autrement que par une capitulation sans condition.

Evitons le refrain des regrets, éloignons-nous des remords précoces, oeuvrons pour l’amélioration de la condition de tous et l’établissement de l’Etat de droit véritable. Ces objectifs sont si nobles et le fruit de l’effort si doux.

Monsieur le chef, qu’il serait dommage qu’un jour vous ayez à dire si je savais!

Source: LeNouvelliste.com
Frantz Duval
  

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